Budget 2011
Dans ce contexte tendu, nous anticipons une baisse annoncée des
dotations de l’État et de diverses subventions de fonctionnement
et d’investissement. il nous appartient dès lors de nous montrer
suffisamment inventifs et dynamiques pour optimiser et diversifier nos
ressources.
En externe, via la recherche de formules inédites de financement : partenariats
publics et privés, valorisation de nos prestations municipales, obtention
d’aides nouvelles notamment dans le domaine du développement
durable.
En interne, via l’amélioration permanente de notre organisation : déploiement
du contrĂ´le de gestion dans tous les services de la ville, renforcement de
notre culture de la performance et de l’efficience en faveur des citoyens, recherche
de plus de réactivité, de plus d’interactivité, de plus de fluidité.
Il est en effet hors de question de faire du portefeuille des Catoviens la trop facile
variable d’ajustement de la dégradation de l’environnement économique
général.
En prévoyant une hausse maximale de 0,5 % du taux d’imposition locale
pour 2011, nous avons cherché cette année encore à ne pas ponctionner
des ménages déjà durement touchés par la crise. avec seulement 1,5 %
d’augmentation totale de nos taux sur trois ans, nous nous situons sans aucun
doute dans le peloton de tête des collectivités locales d’Île-de-France
ayant le mieux maîtrisé leur pression fiscale depuis le début du mandat.
Tout en maintenant un niveau équivalent de services au public et en multipliant
le nombre de manifestations sur notre territoire communal.
Si elle subit, à l’instar de nombre de collectivités, une baisse sensible de ses droits de mutations et de certaines recettes d’exploitation, elle est relativement épargnée par la crise. ses fondamentaux sont solides. et ce, grâce – il convient de le rappeler – à une gestion prudente, un endettement contenu et une bonne tenue de ses coûts de fonctionnement. Nous proposons donc un budget d’équilibre, en ligne avec ceux des exercices précédents. il évolue très légèrement à la hausse, mais de manière maîtrisée. Peu de points saillants en fonctionnement, si ce n’est une stabilisation de la masse salariale – objectif majeur de ce mandat en termes budgétaires –, une baisse importante des intérêts d’emprunts grâce au désendettement et à la renégociation de notre dette et, enfin, un effort sensible porté sur l’animation de la ville, le secteur social et l’informatique. Côté investissement, je le qualifierais de budget de transition. Le renforcement des travaux de voirie, d’environnement et de développement durable se confirme. Pour ce qui concerne les grands projets, les études se poursuivent avec peut-être un léger décalage de quelques mois par rapport à notre calendrier initial. Les pics d’investissement se situeront en 2011, 2012 et 2013 au moment de la réalisation des chantiers. L’ensemble des opérations sera achevé comme prévu avant la fin du mandat.
Trois traits saillants
se distinguent
au sein de ce budget 2011.
• Une grande stabilité des dépenses de fonctionnement – notamment de
la masse salariale – tout d’abord. avec un effort tout particulier porté sur
l’action sociale, l’entretien de notre patrimoine par le Centre technique municipal,
l’animation culturelle et commerciale de la ville.
• Une baisse significative de notre volume d’endettement, ensuite. volume
qui devrait toutefois augmenter dans des proportions raisonnables
au cours des prochains exercices du fait de la mise en oeuvre concrète des
grands chantiers de la mandature.
• Un effort conséquent en terme d’investissements, enfin. À travers
le lancement de trois des projets majeurs du mandat (construction du
Conservatoire/espace jeunes boulevard de la République, rénovation de la
place Maurice Berteaux, réalisation du terrain d’aventures dans le quartier de l’Europe) et la poursuite ou l’ouverture de chantiers d’envergure (groupe scolaire
Jean Rostand, gymnase Paul Bert, voiries diverses...).
Je rappellerai en conclusion que Chatou bénéficie aujourd’hui d’une situation
financière et budgétaire globalement plus favorable que nombre de villes de
même strate. La rigueur qui a prévalu et prévaut dans sa gestion – et n’en déplaise
à certains, ce terme est tout sauf un gros mot ! – lui permet aujourd’hui
de dégager les marges de manoeuvre indispensables à une politique d’investissement
ambitieuse et réaliste. et par là même d’appréhender l’avenir avec
sérénité, quels que soient les scénarii envisagés.
2011 : Une année d’investissements
Trois grands projets
Construction d’un nouveau pôle
Culture/Jeunesse
• Conservatoire / Espaces Jeunes et associations
Le regroupement de plusieurs équipements (Conservatoire, espace
jeunes et associations et médiathèque) au sein d’un seul et même
édifice créera un événement architectural d’envergure et marquera le
point de départ d’une dynamique nouvelle pour la ville.
À l’issue du concours d’architecture organisé en 2010, le cabinet Sahuc
et Katchura a été désigné comme lauréat en septembre dernier.
La consultation des entreprises est prévue dès ce printemps afin de
démarrer les travaux à l’automne 2011. La durée du chantier est estimée
Ă 16 mois.
Rénovation de la place Maurice Berteaux
• Aménagement de la place Maurice Berteaux
Le réaménagement de la place Maurice Berteaux constitue un projet ambitieux pour la ville. il s’agit de renforcer l’animation commerciale par la mise en valeur des espaces, de conforter le marché, de rationaliser et d’optimiser l’offre de stationnement (introduction du stationnement payant), de mieux gérer les parcours, qu’ils soient motorisés, doux ou piétons. Pour plus de convivialité, il est prévu à ce nouvel environnement davantage d’espaces verts et ludiques.
Après une très large concertation, les services de la ville finalisent aujourd’hui le projet et établissent le dossier de consultation des entreprises. Les travaux sont prévus pour la fin du premier trimestre 2011 et devraient durer 10 mois.
Le terrain d’aventures
• Aménagement du terrain d’aventures en parc paysager
Dédié à toutes les tranches d’âge, un parc urbain sera créé à la place du terrain d’aventures dans le quartier Nord.
Cet aménagement dit « champêtre » sera réalisé dans un esprit « développement durable » tant par le choix des végétaux (végétation nécessitant peu d’entretien et peu d’eau) que par le choix des matériaux (utilisation de paillis dans les massifs...).
Le Cabinet Hortési a été désigné fin 2010 pour en assurer la maîtrise d’oeuvre. en 2011, sont prévues la fin des études, la concertation, la recherche de subventions, la réalisation des marchés de travaux pour une réalisation de novembre 2011 à juin 2012.
Quelques travaux significatifs en 2011
• Rénovation du gymnase Paul Bert
rénovation du chauffage, des douches, des vestiaires,
des sanitaires et de la grande salle et création d’un local
de rangement.
• Travaux dans les écoles élémentaires
Jean Rostand, Champs moutons et à l’école maternelle
des sabinettes.
• Rue des Beaunes (entre la rue des Cormiers et le n° 13) :
Réfection de l’assainissement, des trottoirs, de la chaussée,
enfouissement des réseaux aériens, poses des
candélabres.
• Réaménagement paysager
place du 8 mai et sentier de la cĂ´te.
• Aménagement d’aires de jeux
Avenue maupassant et à l’angle des rues du Lieutenant
Ricard et Brunier Bourbon.
• Réfection des sentes
rue de la Bibliothèque, entre la rue du Général Leclerc et
la rue Léon Barbier.
Deux questions à René Passet
Quels sont d’après vous les deux ou trois points saillants de la crise mondiale actuelle ?
Le mot « crise » évoque d’abord la succession des ruptures conjoncturelles qui, depuis le
XiXe siècle, ont jalonné le cours de la vie économique. Mais on l’utilise aussi pour désigner
ces moments cruciaux oĂą, au fil des temps, des innovations viennent bouleverser la vie
des sociétés et des économies : ainsi le moulin à vent donne-t-il le moyen Âge, la vapeur la
première société industrielle et le pétrole avec l’électricité la seconde. Chaque fois, c’est un
monde qui meurt et un autre qui naît. il ne faut plus parler de crise mais de « mutation ».
Aujourd’hui, avec l’ordinateur, les forces motrices du développement se déplacent du
champ de la matière et de l’énergie vers celui de l’information et de l’immatériel ; les activités
dominantes d’hier se révèlent obsolètes ; des emplois disparaissent, le monde entier,
où tout événement se vit en temps réel, devient une unité ouverte à la concurrence ; les
zones de domination de la planète se déplacent de l’occident vers les pays émergents de
l’extrême-orient ; la nature elle-même – que l’on croyait éternelle et inépuisable – se révèle
être un système fragile qu’il convient de ménager. C’est bien d’une mutation qu’il s’agit.
Quel scénario macroéconomique vous paraît à ce jour le plus vraisemblable ?
Le pire serait de continuer à réduire les problèmes ci-dessus aux dimensions des querelles
entre tenants de la rigueur et champions de la relance conjoncturelles. Priorité doit être
donnée au développement des activités de l’avenir : recherche, éducation, santé, environnement,
communications... La régulation – entre tensions inflationnistes et récession – ne
peut avoir de sens que par rapport à ces finalités de long terme. Le contraire de ce que
fait un monde où l’on ne sait plus penser que de façon ponctuelle et dans l’immédiat. il
est temps de retrouver le sens de la durée, des vastes perspectives et des finalités humaines...
René Passet...
Catovien, professeur émérite à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne et membre fondateur
du Collegium international d’éthique, est l’un des pionniers de l’approche transdisciplinaire
en économie, ainsi que du développement durable. Il a publié de nombreux ouvrages
parmi lesquels L’Économique et le Vivant, couronné par l’Académie des sciences
morales et politiques, L’Illusion néolibérale, Éloge du mondialisme par un « anti »présumé,
Les Grandes Représentations du monde et de l’économie à travers l’histoire : de l’Univers
magique au tourbillon créateur, mention spéciale du jury du meilleur livre d’économie
2010.
Au 1er janvier 2011, elle s’élève à 18 822 070 € soit 616 € par habitant. Comme la ville s’y était engagée, l’encours de la dette n’a cessé de décroître depuis 2005 et est inférieur à la moyenne de la strate (dernière moyenne nationale connue au 01/01/2010 : 1 141 €). Le désendettement a permis de réduire fortement les frais financiers.