Histoire


Histoire des quartiers : La gare de Chatou
Avenue du Chemin-de-Fer
L’entrée de Chatou, prise de la Gare, avant 1904


Notre voyage dans le temps continue. Nous vous proposons ce mois-ci une balade au cœur d’un quartier que le XIXe siècle a profondément modifié et qui témoigne du passé de lieu de villégiature de chatou.
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Un air de campagne
Avenue du Chemin-de-Fer
Au début du XIXe siècle, le quartier est encore très peu aménagé. Plusieurs grandes propriétés comme celle du Marquis d’Aligre s’étendent aux côtés de parcelles cultivées. Céréales, haricots, pois, vignes du côté des Pommerots et des Vaucelles, arbres fruitiers… les cultures sont très diverses.
Un peu plus loin se trouve le cimetière au niveau de l’actuel numéro 10 de la rue des Écoles. Ouvert en 1783, il sera fermé en 1862.
L’arrivée du chemin de fer
La gare
En 1837, la ligne de chemin de fer est ouverte, reliant Paris/Saint-Lazare au Pecq. Deux ans de travaux ont été nécessaires à sa mise en service. En 1838, on construit la station de Chatou. Dès la première année d’exploitation, les Parisiens profitent en nombre de ce moyen de transport révolutionnaire pour venir profiter des bords de Seine et de la campagne. Alors que l’on mettait quatre heures pour aller en voiture à cheval au Pecq, on met à peine une heure en train. Chatou est alors aux portes de Paris. En 1867, une nouvelle gare en pierre est construite et en 1900, suite aux demandes répétées des Catoviens, une passerelle pour les piétons est construite. Elle sera démolie comme la gare en 1972 lors de l’aménagement du RER. Le passage à niveau est alors supprimé et la passerelle remplacée par un passage sous-terrain.
Un lieu de villégiature privilégié
Grâce à l’arrivée du train, Chatou devient rapidement un lieu de villégiature des riches parisiens. Plus de 50 maisons sont bâties aux alentours de la gare dans les années qui suivent l’inauguration de la ligne de chemin de fer. Élevées sur deux étages, elles allient souvent briques et pierres sous une toiture à la Mansart. Les grandes propriétés sont morcelées et loties. De nouvelles rues voient le jour comme l’avenue d’Aligre, l’avenue Sarrail, l’avenue des Vaucelles (actuelle avenue Paul Doumer)… Certains notables se lancent dans des opérations de lotissement. En 1848, à l’initiative du
La gare
Rue Labélonye
baron d’Epremesnil, naît l’avenue du même nom.
Ainsi au printemps, les négociants, banquiers et autres hommes d’affaires viennent s’installer dans leurs résidences secondaires à Chatou avec leur famille et leurs domestiques. Ils profitent des bords de Seine. Avenue d’Aligre, un square et un kiosque permettent de se rafraîchir et de louer des chaises. Chatou est ainsi décrite en 1848 : « la position heureuse de ce village, sa proximité de Paris par le chemin de fer en font l’une des résidences les plus choisies et les plus favorisées du monde fortuné de la capitale1 ».
Le développement du quartier
Le marché
La Passerelle du Chemin de fer, rue des Calèches
La deuxième moitié du XIXe siècle voit ainsi le quartier se développer sous l’influence de la municipalité. Les écoles communales ouvrent en 1869, rue de l’Asile. En 1895, les bâtiments devenus trop exigus sont agrandis. Des bâtiments d’origine, il ne subsiste aujourd’hui que le conservatoire municipal. Une place des fêtes est créée, elle deviendra en 1929 la place Maurice Berteaux. En 1894, la salle des Fêtes est construite, financée par Maurice Berteaux. Elle disparaîtra en 1973. 1860 marque la création du marché à la demande de nombreux Catoviens. La première année, il se tient avenue du Maréchal Foch puis avenue d’Aligre et enfin en 1861 à son emplacement actuel. Rencontrant un vif succès, le conseil municipal décide l’ouverture du marché deux jours par semaine: le mercredi et le samedi. Au gré des différents aménagements de la place, le marché n’a cessé, depuis, de ponctuer la vie catovienne.
Un quartier heureusement préservé
Malgré des aménagements importants: le RER, la place Maurice Berteaux…, le quartier reste préservé. Les nombreuses demeures d’époque que l’on peut découvrir avenue d’Aligre, avenue Paul Doumer ou rue Labélonye, les voies plantées d’arbres et le marché, vieux de plus de 140 ans, témoignent de ce XIXe siècle qui a fait de Chatou une ville moderne au cachet si particulier.
Nos rues et leur histoire

Rue de l’Asile :
Le mot Asile signifiait « crèche
» ou « école
maternelle » au XIXe siècle.
C’est donc à cet endroit, lors
de la construction des écoles
communales en 1869, que
fut ouverte la première classe
pour les enfants de 3 à 7 ans.

Rue Labélonye :
Conseiller municipal de
Chatou, représentant de
Seine-et-Oise à l’Assemblée
Nationale en 1871, ce pharmacien
fut l’inventeur d’un
sirop portant son nom, stimulant
cardiaque à base de
digitaline. Son nom fut donné
au Chemin Vert en 1879.
La mémoire des catoviens
Si vous disposez de photographies ou de cartes postales sur le vieux Chatou ou ses environs, vous pouvez contribuer à enrichir notre photothèque. Les Archives Municipales entreprennent une collecte auprès des catoviens qui participeront ainsi à l’enrichissement de notre patrimoine. Vos images viendront compléter notre collection et pourront être reproduites avec votre accord dans nos différentes publications. N’hésitez pas à nous contacter au 01 34 80 49 25 ! (Vos photographies pourront être numérisées ou vous pourrez en faire don à la Ville)








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