Histoire

Histoire des quartiers :
De la rue des Landes à la route de Maisons
Groupe scolaire Jules Ferry – sans date –
Archives Municipales
collection M. Pilypzuck
La crèche
rue du Général Leclerc
– vers 1950 –
Archives Municipales

POUR NOUS ACCOMPAGNER DANS CETTE NOUVELLE BALLADE À TRAVERS LES SIÈCLES, VOUS DEVREZ FAIRE PREUVE D’UN PEU D’IMAGINATION.

EN EFFET, IL Y A MOINS DE 150 ANS, IL N’Y AVAIT DANS LE QUARTIER QUI NOUS INTÉRESSE AUJOURD’HUI, QUE DES CHAMPS ET QUELQUES VIGNES.

ENTRE LA RUE DES LANDES ET LA ROUTE DE MAISONS, ENTRE LE BOULEVARD DE LA RÉPUBLIQUE ET LE SENTIER DES SABINETTES, C’EST TOUTE UNE PARTIE DE LA VILLE DE CHATOU QUI A VU LE JOUR À L’ORÉE DU 20ÈME SIÈCLE.

 


Cliquez sur les images pour les agrandir !

DES CHAMPS ET QUELQUES VIGNES...
Avenue de la République – sans date – Archives Municipales
La seule construction des environs sera pendant longtemps le moulin à vent. Construit en 1684 pour remplacer les moulins sur la Seine et situé sur le terrain de l’actuelle Maison pour Tous, il fonctionnera jusque vers 1830.
Il domine ainsi des champs, quelques vignes et des jardins. La terre y est moins fertile que sur les bords de Seine et sur le coteau. En 1823, on ne distingue que 3 bâtiments en dur. La toponymie actuelle du quartier rappelle cette vocation agricole et cette présence de la végétation : chemin des Cormiers (cormiers = sorbiers), rue des Landes, rue des Doguets (doque = sorte d’herbe en vieux français).
L’ouverture de la ligne Paris-Le Pecq en 1837 n’a pas de conséquences sur l’évolution du quartier. Le cimetière est ouvert en 1862. En 1872, la rue de Flandres ne compte que 11 habitants et la rue des Landes, 21 en 1881. Les maisons de villégiatures sont l’exception et les belles demeures sont rares. Il faut tout de même noter la présence de la maison d’Edmond de Panafieu (actuel 105 rue du Général Leclerc, Maison pour Tous), Conseiller d’État, maire de Chatou, de 1888 à 1891.
LA NAISSANCE D’UN QUARTIER
Avenue du Cimetière – sans date Archives Municipales
Rue des Landes – Maison Cholat
sans date – Archives Municipales
Le développement du quartier est indissociable de l’histoire des différentes industries qui à la suite des usines Pathé, sont venues s’installer au début du 20ème siécle. En 1897, l’achat d’un terrain boulevard de la République par les frères Pathé marque le début d’une grande aventure technologique et industrielle à laquelle participent de très nombreux catoviens (voir encadré page 7).
À la suite des frères Pathé, les ateliers de constructions mécaniques Filtz et Grivolas s’installent. Constructeurs de matériel agricole et de tracteurs, ils participent à la fabrication d’armement pendant la première guerre mondiale et sont repris par Georges Irat, constructeur automobile dans les années 20. En 1918, s’installe également la Manufacture Française des Machines à coudre.
Ces installations et cette activité importantes provoquent des changements dans le quartier. En 1898, la rue des Landes est prolongée au-delà du cimetière, la voie Poissionnière est créée. En 1908 et 1909, les rues du Lieutenant Ricard, des Cormiers et Jules Ferry sont viabilisées.
Les constructions pavillonnaires se développent pour loger les nombreux ouvriers et employés du quartier (en 1935, Pathé compte déjà 912 employés). En 1929, des logements sociaux sont construits rue Ribot et des commerces s’installent place Roux. À la construction de logements s’ajoutent celles d’équipements publics. En 1928, un stade est aménagé. Le groupe scolaire Jules Ferry ouvre en octobre 1932. Artisans, commerçants, cafés animent le quartier.
DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
À NOS JOURS
Rue Ribot - vers 1929
Archives municipales
Pendant la drôle de guerre, les troupes françaises sont cantonnées dans les usines du quartier. Les Allemands occupent ensuite l’école Jules Ferry et installent sur son toit une batterie anti-aérienne. Les enfants vont à l’école dans des locaux réquisitionnés et à l’école Paul Bert. La municipalité achète le 105 rue du Général Leclerc pour en faire une maternelle. Au lendemain de la guerre, le bâtiment deviendra la crèche municipale.
À la fin des hostilités, le quartier poursuit son développement. Les exploitants agricoles sont de moins en moins nombreux. De nouvelles usines s’installent (Frigeco, Markt, Avialex). L’habitat collectif se développe. En 1964, la première tranche des Sabinettes est construite et à sa suite les ensembles des Landes et des Tribouillards.
La Chapelle Saint Jean est ouverte dans les années 60. Pour accueillir les nombreux enfants du quartier, on construit de nouvelles écoles (les Sabinettes en 1962, les Larris en 1977), une nouvelle crèche (le Vieux Moulin en 1975). Au stade, s’ajoute un terrain d’entraînement. Aux activités industrielles succèdent des activités de service avec l’installation de nouvelles entreprises sur l’Espace Lumière. Pathé ferme définitivement en 1992. Avec l'ouverture de la Médiathèque et l’aménagement en cours de la ZAC Pathé, le quartier poursuit donc son évolution tout en conservant son charme et sa diversité.
Rue des Landes – Au petit bleu
Archives Municipales
 
Rue des Landes – sans date Archives Municipales
PATHE :
petite histoire d'une grande aventure
Usines Pathé - entrée principale
1908 - Archives munnicipales
Présentant l'invention révolutionnaire d'Edison sur les marchés, Emile Pathé devient très vite fournisseur de phonographes. Afin de diffuser le répertoire français, il devient également fabricant de cylindres. Pour répondre à la demande toujours plus importante, il acquiert avec son frère Charles un terrain à Chatou pour y construire sa première usine en 1898.
En 1900, 200 phonographes et 5000 cylindres sortent chaque jour de l'usine de Chatou. L'histoire de Pathé va alors se confondre avec les évolutions technologiques des supports de la musique enregistrée. Du cylindre au disque double face, du 78 tours au 33 tours, du micro-sillon à la cassette, l'usine de Chatou, à la pointe de la technologie évolue et devient la première unité française de pressage. Elle fabrique les disques de nombreuses autres marques : Capitole, Odeon, RCA... La renommée des stars enregistrées par Pathé contribue également très largement à son succès : Edith Piaf, Charles Trénet, Gilbert Bécaud, Line Renaud...
Harmonie des établissements
Pathé Frères
vers 1906
Archives munnicipales
L'usine de Chatou, dans laquelle on fabrique également des postes de TSF, ne cesse de s'agrandir (sur le site de l'actuel Espace Lumière). La sirène de l'usine, qui sonne plusieurs fois par jour, rythme les journées des habitants du quartier et des très nombreux employés : 912 en 1935, 1717 en 1955.
Dans les laboratoires, les bureaux d'étude, les studios d'enregistrement, les ateliers de fabrications et de presse, ce sont ainsi de très nombreux catoviens qui ont contribué à la réussite de l'entreprise.
Après de profondes modifications, l'installation d'une usine à Thonon-lès-bains, l'apparition de la cassette et enfin le rachat de la société par EMI, l'usine de Chatou fermera définitivement ses portes en 1992.
Stockage des cylindres - collection D. Marty - Archives municipales
CHATOU, NOS RUES ET LEUR HISTOIRE
• Boulevard de la République :
Nom donné vers 1880-85 au début du chemin de Flandre, la seconde partie étant devenue en 1927, le Boulevard Jean Jaurès. Appelé aussi parfois chemin d’Argenteuil, le chemin de Flandre était le chemin neuf de Chatou à Montesson construit par Bertin vers 1870 pour suppléer à la fermeture du vieux chemin décidée par lui car il traversait sa propriété. Cette décision fut à l’origine de l’émeute de Chatou de mai 1789.
• Rue des Sabinettes :
Voie tracée lors de la construction de la résidence des Sabinettes, sur le lieu-dit du même nom. Celui-ci pourrait indiquer que ces terrains appartenaient à la famille de Oudard de Sabinet, gentilhomme qui habita au 18ème siècle à Chatou
• Rue Gabriel Fauré :
Nom donné longtemps après la mort du compositeur, en 1924, à une partie de l’ancienne rue des Eaux. Comme son nom l’indique cette voie fut ouverte vers 1895 pour le passage de la canalisation d’eau qui, du réservoir du Vésinet, venait alimenter Chatou.

La mémoire des catoviens

Si vous disposez de photographies ou de cartes postales sur le vieux Chatou ou ses environs, vous pouvez contribuer à enrichir notre photothèque. Les Archives Municipales entreprennent une collecte auprès des catoviens qui participeront ainsi à l’enrichissement de notre patrimoine. Vos images viendront compléter notre collection et pourront être reproduites avec votre accord dans nos différentes publications. N’hésitez pas à nous contacter au 01 34 80 49 25 ! (Vos photographies pourront être numérisées ou vous pourrez en faire don à la Ville)

Archives municipales de Chatou - 01 34 80 49 25 - archives@mairie-chatou.fr - Horaires : le matin de 8h à 12h sur rendez-vous

Archives départementales des Yvelines - 01 61 37 36 30 - archives@cg78.fr - Horaires : le lundi de 12h30 à 17h30 et du mardi au
vendredi de 8h45 à 17h30

► Rubrique Histoire







Ville internet @@@ 2012