Histoire

Histoire des quartiers : Nos rues et leur histoire
Retrouvez-les par ordre alphabétique :
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ABADIE, rue (Paul)
Un des grands architectes du XIXème siècle dont l’œuvre maîtresse est l’église du Sacré-Cœur de Montmartre. Il a laissé des traces à Chatou : à la demande de l’Abbé Borreau, il a restauré en 1871 l’église, éventrée par les bombardements prussiens en provenance du Mont Valérien. En 1882, Inspecteur général des édifices diocésains, il est l’inspirateur de la façade néo-gothique construite par l’architecte BARDON.
Le nom de Paul ABADIE, qui habita Chatou et y est enterré, a été donné en 1972 au chemin des Glaises ou Allée du Grand Bray, du nom du lieu dit (V. rue du Bray). Sur le cadastre de 1885 ce n’est encore qu’un chemin rural.
 
ALIGRE, avenue (d’)
Voie ouverte, vers 1845 sur des terrains appartenant au marquis d’Aligre. Né à Paris en 1770, il était fils du premier Président du Parlement de Paris. Il suivit son père dans l’émigration mais après la mort de celui-ci en 1798, il rentra en France et accepta de Napoléon les fonctions de Conseiller Général de la Seine et de Chambellan auprès de Caroline Murat. Il refusa cependant, malgré les plus vives instances de l’Empereur, de donner sa fille en mariage au général Arrighi, parent de Napoléon. La restauration en fit un pair de France. Il siégea à la Chambre Haute jusqu’à sa mort en 1847. Il avait hérité de son père une fortune considérable et possédait de vastes propriétés dans la région, à Chatou, à Croissy et au Pecq. Sa femme, également très riche, s’associa à toutes ses œuvres, les développant et en créant de nouvelles. Parmi celles-ci il faut citer l’asile d’Aligre, à Chartres, l’hôpital d’Aligre à Bonneval(Eure et Loire) l’hôpital de Bourbon-Lancy(Saône et Loire).
ALPES, rue (des)
Il est courant, lors de la construction d’un ensemble de bâtiments, de donner aux rues des noms d’une série : fleurs, provinces françaises, etc.. La rue des Alpes fait partie de la cité de l’O.C.I.L (Office Central Interprofessionnel de Logement, crée en 1954) construite en 1956 et comportant 272 logements
AMANDIER, rue (de l’)
Cette rue rappelle l’existence d’un arbre certainement centenaire et qui est une des curiosités de ce quartier. Elle est une voie des Hameaux de l’Amandier et de Bellevue inaugurés en 1979, dont les rues ont pour noms ceux des oiseaux courants rencontrés sur cette partie du territoire, tels que pinsons, fauvettes, rossignols, etc. et les noms de fleurs les plus courants à Chatou, tels que seringas, forsythias, dahlias, hortensias, etc.
 
ANCELIN, rue (Napoléon)
Habitant de Chatou fusillé par les prussiens le 22 novembre 1870, deux mois après le début de l’occupation de la ville, pour avoir refusé l’accès de sa maison. Il était né en 1811 d’une famille établie à Chatou depuis longtemps. Son nom fut donné en 1892 à une rue ouverte auparavant par M. Henri PENON dans son lotissement.
ARTS, passage (des)
Ce passage public tient son nom de la proximité du Centre artistique et culturel.
 
ASILE, rue de (l’)
Que les habitants de cette rue se rassurent. Il s’agit non pas d’un asile psychiatrique mais d’une crèche construite en même temps que l’école communale en 1868-69. Dès 1856, une circulaire du Préfet de Seine-et-Oise attirait l’attention des maires sur les avantages que présenterait une salle d’asile pour leur commune, « non seulement au point de vue matériel puisqu’il donnera à la mère de famille, retenue ordinairement chez elle par la surveillance et les soins qu’elle doit à ses enfants, la facilité de travailler au dehors et d’ajouter ainsi son salaire de chaque jour à celui de son mari, mais encore au point de vue moral puisqu’il aura pour résultat de rompre de bonne heure les jeunes enfants au travail, à l’exactitude du devoir et aux principes de la religion ».
AVENIR, rue de(l’)
Voie nouvelle créée par les riverains qui demandèrent à la municipalité en 1931 de leur suggérer un nom. On l’appela chemin de l’avenir puisque « prévue dans le plan d’extension de Chatou, cette voie est appelée dans l’avenir à rendre de réels services et son établissement est de bonne qualité ».
BAC, rue (du)
Elle rappelle l’existence du bac qui assurait la traversée de la Seine avant la construction, en 1626, du premier pont en bois sur son emplacement. Ce bac, qui est mentionné dès 1050, se situait sur le chemin de Paris à Saint Germain entre celui de Neuilly (pont construit en 1611) et celui du Pecq.
BARBIER, rue (Léon)
Nom donné à la rue des Larris. Né à Blois en 1868, Léon Barbier fut maire de Chatou de 1929 à 1935. Il habitait 26 rue de Saint Germain et mourut en 1940. C’est à lui que l’on doit la frappe, vers 1920, d’une monnaie portant les armes de Chatou et destinée à remédier aux difficultés créées par le manque de monnaie officielle.
BEAUGENDRE, rue
M. Jean François Beaugendre, de son vivant rentier à Chatou, fonda en 1913 un prix qui devait être décerné chaque année à une jeune fille née à Chatou, âgée de 15 à 20 ans, la plus méritante par sa conduite morale, son travail et l’aide apportée à ses parents.
Le nom de BEAUGENDRE fut attribué en 1922 au chemin des Pissis, nom d’un lieu-dit figurant dans le censier Mallet (1415).
BEAUNES, rue (des)
On ne connaît pas la signification de ce nom de lieu-dit déjà dénommé ainsi en 1554. Figurant au cadastre de 1885 sous le nom de chemin des Beaunes ce chemin rural fut aménagé en rue vers 1909.
BEAUREGARD, rue
Il s’agit probablement d’une ancienne dénomination locale dont on ne connaît pas la signification. En effet, lorsqu’il fut décidé de donner ce nom à cette rue récemment créée, en 1888, le maire déclara dans son allocution qu’il fallait désigner les nouvelles rues, autant que possible d’après les anciennes coutumes locales.
BELLEVUE, chemin (de)
Pas de mystère quant à l’appellation de ce chemin établi en bordure du plateau d’où l’on jouit d’un remarquable point de vue sur la Seine.
Ce chemin désigné au cadastre de 1885 comme « sentier des Belles-vues », fut appelé jusqu’en 1927 chemin des murgers. Les murgers étaient des tas de pierres que les vignerons retiraient de leurs champs et entassaient pour faire des clôtures ou empierrer les chemins communaux.
 
BERTEAUX, place (Maurice)
Né à Saint-Maur-des-Fossés en 1852, il est titulaire à 27 ans d’une charge d’agent de change à la Bourse de Paris. En 1888, il est élu Conseiller municipal de Chatou après être devenu le gendre de Charles Lambert, lui-même agent de change. En 1891 il devint maire de la commune qui lui doit beaucoup. Elu aux élections législatives de 1893, il devait par la suite être réélu jusqu’en 1910. Son premier programme est radical socialiste. Il s’y déclare partisan de l’impôt global et progressif sur le revenu, de la séparation des Eglises et de l’Etat, de la réforme de l’assistance publique et de son extension aux vieillards. Par la suite, il devint l’un des chefs du parti et contribua beaucoup à son orientation vers le socialisme.
A la Chambre, il est un orateur écouté, plus particulièrement compétent vers les questions financières et militaires. Ministre de la guerre en 1904-1905 puis en 1911, il est tué la même année à Issy-les-Moulineaux par la chute d’un appareil en détresse lors du départ de la course d’avions Paris - Madrid.
Le président de la Chambre dans son éloge funèbre, évoqua cette faculté qu’il avait « de dissoudre, par la bonne grâce et la franchise, les rancœurs trop souvent fomentées par les ardeurs politiques ».
Un monument fut inauguré en 1922 au milieu du petit square de la place des Fêtes devenue place Maurice Berteaux. La statue, en bronze, fut emportée par les allemands et remplacée en 1948 par un buste en marbre blanc.
 
BERTHELOT, rue (Marcelin)
Chimiste, homme politique, académicien, il fut sénateur inamovible puis ministre.
En avril 1927 la France entière célébrait le centenaire de sa naissance et la commune de Chatou fut solliciter pour contribuer à la création d’une Maison de la Chimie à Paris. C’est également en 1927 que fut créée cette voie sur le départ du chemin des chevaux-rû.
 
BIBLIOTHEQUE, rue (de la)
Le 11 Août 1869, la bibliothèque municipale était ouverte dans les locaux des nouvelles écoles communales. C’est lors d’une délibération du 13 juin de cette même année que le conseil municipal avait décidé : « le sentier de vidange qui part de l’avenue de Brimont et aboutit en face des nouvelles écoles communales est porté à la largeur de 6 mètres et est appelé rue de la Bibliothèque ».
BLONDEL, rue (Louis)
Les représentants de M. Louis BLONDEL remirent gratuitement à la commune de Chatou, en 1886, des terrains appartenant à ce dernier, ce qui permit l’ouverture de la rue qui porte aujourd’hui son nom.
 
BOIS-AUX-PETITS-CHENES, rue (des)
Il s’agit d’un chemin reliant le chemin du tour du Bois à celui des Petits Chênes et non pas, comme on pourrait le penser d’un bois de petits chênes. Le bois était la forêt du Vésinet. En 1885 cette voie figurait au cadastre comme chemin.
BONNARD, allée (Pierre)
Voie privée très récemment créée. Mort en 1947, ce peintre fut membre du groupe des Nabis, groupe dont le théoricien était Maurice Denis.
 
BORREAU, rue (de l’Abbé)
Curé de Chatou(1870-1892, titularisé en 1872) l’Abbé Guillaume BORREAU sauva la vie à deux catoviens , MM. LAUBEUF et DUVIVIER pendant la guerre de 1870 en offrant de se substituer à eux, pris comme otages et condamnés à mort par les prussiens. Son courage lui attira la sympathie et la reconnaissance de tous les habitants de Chatou et en 1892 ses funérailles se déroulèrent au milieu d’une affluence considérable.
Cette voie, autrefois Chemin du saut de loup, fut aménagée vers 1850. En 1867 elle prit le nom de l’avenue de Brimont, celle-ci ayant été prolongée jusqu’à la place. Ce n’est qu ‘en 1931 que le Conseil Municipal décida de la baptiser du nom du courageux abbé. Il fut demandé par le Conseil que les dates 1870-71 figurent sur la plaque : elles y sont encore aujourd’hui.
 
BOUSSON, avenue (Ernest)
Maire de Chatou de 1878 à 1887 il transforma le visage de sa commune et ses contemporains lui en surent gré.
Lors d’une de ses délibérations, en 1899, le Conseil Municipal déclara : « il y a exactement 20 ans que la commune de Chatou a subi les transformations qui ont fait de l’ancien village une des plus belles villes du département ». La décision de principe était prise de donner le nom d’Ernest BOUSSON à une rue de Chatou.
La réalisation n’intervint qu’en 1911 et c’est la rue de l’Hôtel de Ville, ouverte en 1878, plantée d’arbres en 1880, qui prit le nom de ce maire à l’esprit créateur.
 
BOUVETS, impasse et rue (des)
Il ne s’agit pas d’un nom de lieu-dit mais d’une dénomination locale d’origine inconnue. Un bouvet est un jeune bœuf et l’utilisation de ce mot remonte à 1600.
 
BRANLY, rue (Edouard)
Physicien français mort en 1940.
Edouard Branly était encore vivant lorsque le Conseil Municipal décida son nom à une rue de Chatou : « la voie transversale qui conduit aux usines Pathé (appareils de TSF) sera dénommée Edouard Branly, grand savant, père de la T.S.F »
Lors de sa création en 1913 elle devait joindre la rue des Landes à la route de Carrière et fut donc baptisée rue Transversale.
 
BRAY, rue (du)
Du nom du lieu-dit ; en vieux français bray signifie boue. On peut penser que ces terroirs de Chatou, bas, argileux, étaient souvent inondés. Les noms des lieux-dits voisins : les Glaises, Mouillefestu, le confirment.
Cette voie baptisée chemin du Bray en 1875 devint rue du Bray en 1880.
BRIAND, avenue (Aristide)
Aristide Briand connut une des plus longues carrières ministérielles de la Troisième République. Il fut plus de vingt fois ministre et onze fois président du conseil. Il a soutenu les travaux de la Société des Nations et fut Prix Nobel de la Paix en 1926.
Mort à Paris en 1932, son nom fut donné à cette voie qui s’appelait alors rue des chalets en raison des nombreuses constructions qui s’édifièrent après la construction de la ligne de chemin de fer.
Elle fut créée vers 1840 lorsque la Compagnie du chemin de fer y fut obligée pour rétablir la communication autrefois assurée par le chemin de Croissy et coupée par la voie ferrée.
Pendant un certain temps, aux environs de1850, cette charmante voie porta le nom d’avenue de la Seine.
BRIMONT, avenue (de)
Antoine Ruinart de Brimont, que l’on appelait Tony, appartenait à une grande famille de la Marne réputée pour la fabrication du champagne. Il s’honorait d’avoir été Consul de France en Russie. Nommé maire de Chatou en 1848 il y reçut en tant que tel, en 1850, le Président de la République Louis Napoléon. En 1831 il avait épousé la fille de jean Louis Pelletier de St Michel (V. avenue de la faisanderie).
L’avenue de Brimont fut créée en 1854 lors d’un premier lotissement du domaine de la Faisanderie qui appartenait alors à Mme de Brimont. Cette dernière et son mari avait fait dresser un plan cohérent comportant quatre avenues plantées de tilleuls et d’érables. la première, de 8 mètres de largeur, à laquelle ils donnèrent leur nom, traversait la propriété dans toute sa longueur et prenait son départ rue des Chardrottes (rue des Ecoles) face à la rue du Saut du Loup (rue de l’abbé Borreau).
BRUNIER BOURBON, rue
En 1899 Mme Veuve Brunier dit Bourbon avait fait un legs, au nom de M. Jules Bourbon, destiné à constituer une dot à deux jeunes filles méritantes au moment de leur mariage.
Cette voie dont la construction fut décidée en 1908 lors de l’établissement du plan d’aménagement du quartier des landes, s’appela, jusqu’en 1921, voie nouvelle derrière le cimetière.
Notices tirées de l'ouvrage de Michel Deroin-Thevenin "Nos rues et leur histoire" 1980

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