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Petits Loups – Gazette octobre 2026

Comprendre l’attachement et accompagner les séparations en douceur

« Il pleure dès que je pars… »
« Il ne veut pas me laisser partir… »
« Pourtant, il sait que je reviens ! »

Les séparations peuvent être difficiles pour un enfant… et parfois tout aussi difficiles pour son parent. Pourtant, se séparer fait partie de son développement et de son chemin vers d’autres apprentissages.

S’attacher pour pouvoir se séparer

Avant de pouvoir s’éloigner sereinement, l’enfant a besoin de se sentir en sécurité dans le lien.

L’attachement se construit au quotidien depuis qu’il est tout petit : être accueilli, écouté, consolé, porté, rassuré, retrouver un adulte disponible et prévisible…

Toutes ces expériences viennent peu à peu remplir son « réservoir de sécurité ».

On peut imaginer que l’enfant construit ainsi un bagage affectif : lorsqu’il doit se séparer, il peut s’appuyer sur ce qu’il a vécu avec ses figures d’attachement pour traverser l’absence.

Et le doudou dans tout ça ?

Le doudou, une couverture, une peluche ou parfois un petit objet très particulier peuvent accompagner l’enfant dans les moments de séparation.

Cet objet transitionnel, concept développé par le pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott, peut devenir un véritable repère pour l’enfant.

Il lui permet de retrouver quelque chose de familier lorsqu’il n’a pas son parent auprès de lui. Il peut ainsi rassurer, apaiser. C’est un outils qui doit être investit par l’efnant afin qu’il puisse s’en saisir au moment ou il en ressentira le besoin

Comment accompagner une séparation ?

Quelques repères simples peuvent aider :

Préparer
Parler de la séparation avant qu’elle n’arrive. Expliquer simplement où l’on va, qui sera présent et surtout quand on reviendra, avec des repères que l’enfant peut comprendre.

Ritualiser
Un petit câlin, un bisou, une phrase toujours identique… Un rituel court et prévisible peut devenir un repère sécurisant.

Dire au revoir
Même lorsque les pleurs sont difficiles à entendre, mieux vaut éviter de partir en cachette. L’enfant a besoin de savoir que son parent part et qu’il revient.

S’appuyer sur le doudou
Le laisser accompagner l’enfant lorsque cela est possible. Il peut être une précieuse source de réconfort dans les moments de séparation.

Accueillir l’émotion
Pleurer ne signifie pas nécessairement que la séparation se passe mal. Les larmes peuvent être une manière pour l’enfant d’exprimer ce qu’il ressent. On peut accueillir son émotion sans chercher à l’empêcher à tout prix.

Et surtout…

Un enfant peut pleurer au moment de la séparation et être en sécurité dans sa relation.

L’objectif n’est pas de faire disparaître toutes les larmes, mais de permettre à l’enfant de vivre progressivement l’expérience :

« Maman ou papa s’en va… je peux être triste… et maman ou papa revient. »

À force de répétitions, de cohérence et de prévisibilité, l’enfant construit peu à peu cette confiance.

Se séparer, ce n’est pas perdre le lien.
C’est apprendre que le lien existe aussi dans l’absence.