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[TRAVAUX RÉSEAU DE CHAUFFAGE URBAIN - ROUTE DE CARRIÈRES - LIGNE T NOUVEAU TRAJET] À la demande de la Ville et dès ce mercredi 15 septembre, Transdev mettra en place une nouvelle déviation pour la ligne T afin de proposer une meilleure desserte du quartier Gambetta pendant les travaux en lien avec le raccordement du réseau de chauffage urbain. Seuls deux arrêts (Carrières/Bellevue et rue Tahan) ne seront pas desservis. Travaux du 13 septembre au 31 octobre. Merci pour votre compréhension.

Institut Women SAFE (Soigner, Accompagner, Femmes et Enfants) / Saint-Germain-en-Laye

Depuis 2014, l'Institut Women SAFE agit au quotidien pour les femmes et les enfants victimes ou témoins de violences quel que soit le lieu où elles ont été perpétrées. Il s'appuie sur une équipe d’expert·e·s en psycho traumatologie (infirmières,
médecins, psychologues) et en victimologie (avocat·e·s, juristes) et des partenaires spécialisés.

Publié le 8 mars 2021

Frédérique Martz, Directrice Générale "Institut Women SAFE"

Le mot de Frédérique Martz Directrice Générale

Pourriez-vous tout d’abord me parlez de l’Institut ? Me dire quelle est son origine et me dire ce qui le différencie d’autres structures qui viennent en aide aux victimes de violences intrafamiliales ?

Basé à St Germain, Women Safe & Children est un espace d’écoute et d’accompagnement qui a accueilli, depuis 2014, plus de 3.500 femmes et enfants victimes de toute forme de violences, quel que soit le lieu où elles sont perpétrées (au sein de la famille, dans une collectivité, dans la rue...). Réunis en un même lieu, infirmières, médecins, psychologues, juristes, avocats, puéricultrice, ostéopathes, masseurs aident gratuitement les bénéficiaires à se soulager des traumatismes subis. Nous avons étendu notre action en 2019 en ouvrant le Pôle Enfants/Adolescents car il nous était impossible de ne pas pressentir les effets néfastes des violences sur eux.

Avez-vous vu une évolution ces dernières années de ces violences ?

Les # ont généré une prise de conscience plus collective, mais pour autant la libération de la parole des victimes ne les libère pas des traumatismes des violences.

Le droit à l’écoute est primordial, d’autant plus. Quand l'omerta est brisé, le travail commence pour les experts de notre Institut ! 

Le confinement sanitaire du printemps dernier marque-t-il un tournant ?

Cette période nous a obligés à penser autrement. Les victimes appelaient alors de partout. Notre accueil au sein de l'Institut était uniquement en présentiel,  nous avons dû élaborer un protocole adapté aux échanges par téléconsultation. Les violences conjugales avaient été alors très vite identifiées comme conséquence du confinement, mais nous avons malheureusement "perdu de vue", pendant cette période, les enfants co-victimes et témoins.

Trouvez-vous qu’aujourd’hui il y a une véritable ou une nouvelle prise de conscience des violences intrafamiliales ?

Pour accompagner toujours davantage de femmes et d’enfants, et former toujours plus de partenaires extérieurs, Women Safe & Children envisage désormais d’exporter son dispositif en région… avec une première antenne en Haute-Savoie prévue pour l’été. Car les victimes sont nombreuses, pas uniquement au sein de la famille. Venant de partout, elles s'imposent un déracinement qui les met dans une précarité sociale insupportable.

Quels conseils donneriez-vous aux victimes ?

Les conseils sont de ne jamais rester isolé, d'utiliser les espaces dans lesquelles elles pourraient prévenir et être aider : les pharmacies, les centres commerciaux dans lesquels ont été dédiés des espaces, lors d'une consultation chez le médecin... et bien-sûr d'utiliser la plateforme Signalement de la Police situé Guyancourt avec laquelle la victime peut communiquer par tchat... Si jamais, elles devaient vouloir porter plainte, elles peuvent s'appuyer sur des organisations comme les nôtres qui aident à la préparation d'une éventuelle procédure juridique, avec une prise en charge psychologique indispensable en cas de psychotraumatisme. Et puis bien-sur, il y a les SAS des mairies qui peuvent recueillir les premières paroles et orienter vers une prise en charge plus globale.

Quels messages donneriez-vous ?

Si de nombreux dispositifs existent, malheureusement ils ne travaillent pas nécessairement ensemble. Plus  les actions sont menées de manière coordonnée entre les professionnels des différents secteurs (social, juridique, médical), plus les victimes en tireront bénéfice dans la qualité de l'accompagnement.

Pour plus d'informations et  pour faire un don www.women-safe.org - 01 39 10 85 35